Adulé de son vivant, de Casablanca à Tunis en passant par son Oran natale, Hasni fait incontestablement partie des légendes du raï. Cela tient à cette insolente candeur avec laquelle il chantait l’amour et l’ivresse, à ce Raï-Spleen qui le caractérisait si bien. Mais aussi à son tragique destin, qui a largement contribué à en faire l’icône d’un pays alors sous le joug d’une minorité de fanatiques.
Ces trois disques comprennent ses plus grands succès, dont l’émouvant : "Ta lamima dahchet ou bkat", où il raconte comment sa mère reçut la nouvelle de sa mort, la rumeur faisant partie du harcèlement moral terroriste de l’époque. Quelques mois plus tard, c’est devant le domicile de ses parents qu’il sera assassiné de deux balles toujours anonymes.